INCHMURRIN MADEIRA WOOD FINISH

 

En plein centre de l’Ecosse, au sud des highlands, se trouve un pays mystérieux : le Loch Lomond.

 

Sur ses berges se trouve une distillerie du même nom à l’histoire tumultueuse. Elle a été créée en 1814 mais fermée 3 ans plus tard sans laisser le temps à un vrai scotch de sortir de ses fûts. Elle a réouvert ses portes en 1965 à Arrochar rachetée par Littlemill.

 

Elle serait ni plus ni moins que la plus ancienne distillerie sous licence d’Ecosse (ce n’est pas moi qui le dis c’est juste marqué sur un des pignons de la distillerie).

 

Elle a même hébergé un temps les fonctionnaires de l’accise au 18ème (voir la dégustation Peetreekers) ce qui viendrait valider sa position en tant que première et plus ancienne distillerie de whisky écossaise licenciée.

 

Notons aussi que ce whisky était le préféré du capitaine Haddock (pour les amateurs de whisky et de bande déssinée - NDLR-)

 

Bon désolé pour ce petit cours d’histoire mais, sans vouloir réveiller les querelles d’expert sur la plus ancienne distillerie (et encore on ne parle pas de l’Irlande !! NDLR), il était nécessaire pour présenter Loch Lomond (Glen Scotia, High Commisionner, Inchmoan -la version tourbée -NDLR- et Glengarry) et sa gamme Inchmurrin.

 

Au milieu du fameux Loch (Lomond -NDLR-) se trouve une ile : Inchmurrin. Il se dit qu’elle est merveilleuse, mais il se dit surtout qu’elle a un caractère unique et qu’il ressort dans les whiskies de LochLomond.

 

Celui que nous allons déguster aujourd’hui est le Inchmurrin madeira wood finish. Comme son nom l’indique après avoir fait on temps en fûts de chêne ce whisky a fini son élevage dans des fûts qui ont déjà été utilisés pour l'élaboration du vin de Madère.

 

Le liquide s’est foncé pour arborer une belle couleur or brun sous l’effet du vieillissement dans les fûts ayant contenu du vin doux de l’ile de Madeire.

 

La première impression qui ressort au nez est celle d’un afflux d’oranges et d’agrumes citronnés, mais également une certaine force liée au 46°. Après avoir repris un peu d’air le nez y perçoit des arômes de pâte d’amande et de muscade.

 

En bouche, la force des 46° disparait assez rapidement pour laisser de la gourmandise en apportant en bouche des gouts de poire et de figues. On pourrait même y découvrir des notes de noix certainement apportés par le bois du fût.

 

Une fois avalé ce whisky laisse en bouche la sècheresse typique du tannin du vin et les aromes boisés du chêne.

 

Belle découverte.