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DALMORE KING ALEXANDER III

 

Savourer un tel whisky se prépare. Avant de m’installer dans mon fauteuil club, je sors mon verre à pied DALMORE et y verse ce joli liquide ambré. Je recouvre le verre de son capot et le pose devant moi. J’allume un feu de cheminée pour feutrer l’ambiance de la pièce.

 

Je m’assoie et commence à m’impatienter de goûter ce magnifique breuvage. Alors que j’approche le verre de mon nez, on sonne ! Non pas maintenant, pas là ! Je vais quand même voir et je tombe sur Richard Paterson en personne (@the_nose). Finalement j’ai bien fait d’ouvrir, la dégustation d’extraordinaire va devenir exceptionnelle.

 

Il voit le verre, le feu de cheminée, le fauteuil… et sourit. « Well, I'll help you discover it ». Il prend le verre par le pied, pour ne pas altérer la température du liquide.

 

Il me dit de regarder d’abord sa magnifique couleur d’ambre  qu’il a mis tant de temps à créer. Il a fait tout d’abord passé son whisky par d’anciens fûts d’Aloroso et de Madère, avant de le faire transiter par des fûts de bourbon du Kentucky et de finir dans des fûts de Cabernet Sauvignon.   

 

Il se met à parler au verre en le portant à son nez !! Un premier « Hello » permet de faire ressortir les aromes malté du whisky et fait déjà apparaitre quelques fruits confits et gourmands. Un second « how are you ? » développe dans le nez des arômes de brioches et de crèmes vanillée. Enfin un troisième « fine thank you » fait tourner les sens avec de l’orange. Ma tête chavire je ne peux plus tenir il faut que j’y goutte. Il me dit de faire attention car même à 40 % il est vif et très complexe.

 

Je goutte enfin à ce liquide et en découvre directement sa puissance et la richesse. Sur les conseils de Richard, je le fait tournoyer dans ma bouche pendant près de 10 secondes pour le laisser libérer ses arômes.  La puissance fruitée explose sur mes papilles. Un premier passage me balance de la confiture d’orange, un second des fruits secs grillés. Un troisième passage me laisse un léger goût amère mais qu’un quatrième remplace par des fruits rouges et du raisin muscat. Ma bouche est embrumée par toute cette complexité.

 

D’un clin d’œil, il me fait signe, il est l’heure de le faire descendre le liquide dans mon estomac mais en me disant aussi que l’aventure n’est pas complétement terminée. Effectivement du fin fond de ma gorge ressurgit, comme un cheval au galop, des notes poivrées mais également herbeuse !

Quelle expérience que n’aurait pas reniée le roi d’Ecosse du 13ème siècle Alexandre III ! Richard se lève, fier comme toujours de son effet et repart dans ses verts pâturages des Highlands et me laisse retenter l’expérience devant mon feu de cheminée.

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