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JOHNNIE WALKER WHITE WALKER

Cela faisait désormais 3 ans que la paix était revenue sur les sept couronnes écossaises avec le couronnement par acclamation du jeune Brandon Stark. Et ça faisait deux mois que j' étais parti de Winterfeld en compagnie de John s. (Pour l anonymat) qui allait être mon guide pour les territoires du nord des Highlands. Je m'étais mis en tête de goûter tous les distillats du royaume. Il y avait ceux des familles encore en place mais également de celles déchues. Beaucoup de belles choses. 

 

Dans notre aventure bien moins dangereuse que celle de la guerre pour la trône de fer, il en restait un à essayer : le white Walker (whisky soit disant distillé depuis des décennies par les marcheur blancs et par diageo - ndlr). Pour autant ce n'était peut être le plus simple à dénicher. 

 

Alors que les frimas de l'hiver commençaient à être de plus en plus marqués,  nous sommes donc arrivés à Chateaunoir pour y retrouver notre guide un certain Tormund car seul lui pouvait nous guider à travers ces territoires enneigés d'au delà du mur. 

 

La soirée avant le départ s est passé au chaud au coin du feu dans le château. Mes deux guides qui ne s' étaient pas vu depuis longtemps m'ont compté leurs souvenirs d'aventures et d'histoire d'amour transits (avec chacun une blonde de caractère ...) . nous avons partagé  le fameux Night'S Watch (Oban Bay reserve distillé au pied des hautes falaises du mur la où il rejoint la baie des phoques) et pu apprécier ses arômes d'orange et de fruits rouge. 

 

Nous nous sommes levé l'aube équipés de  vêtements chauds et une fois passé le portail du mur, nous nous sommes trouvés dans un froid des plus saisissant. J'imaginais quelle devait être là sensation ressentie à l'époque où une telle randonnée pouvait à tout moment vous mettre face à un horde de marcheurs blancs. Heureusement maintenant ils avaient disparu et il ne subsistait d'eux que des milliers d'hectolitres de whisky (que nous étions en quête de tester). 

 

Nous avons ainsi marché plusieurs heures jusqu’à la chaine montagneuse des Crocgivre au Nord du territoire de la Thenn et nous avons enfin atteint le village isolé de Brora et la distillerie de Clynelish (point prévu pour la dégustation). 

 

Les bâtiments en pierres grises de la distillerie étaient recouverts d'une épaisse couche de neige. Nous avions rdv dans le warehouse avec un certain Mans ?! Le personnage n'était pas des plus souriant mais il nous présenta la fabrication locale distillée il parait à partir d'eau de neige fondue. Il nous apprit également que c'était ici qu'était jadis produit en secret le distillat de la famille éteinte Tyrell (que j' avais malgré tout pu déniché lors de mon passage à Hautjardin) 

 

Le whisky qui nous intéressait aujourd'hui était en face de nous sur un tonneau. Il était contenu dans une bouteille blanche sur laquelle on pouvait un certain Johnnie white Walker (dont le regard bleu vous glace le sang). Mais Mans sorti du chai en nous expliquant que celui qu'il voulait nous faire goûter était enfoui sous la neige. 

 

Quand il revint dans le warehouse, il avait en main une bouteille légèrement différente. Elle était désormais strillée de veines bleues pas très encourageantes et sur son flanc était inscrit "winter is here". 

 

Voici le fameux Johnnie Walker frappé ! Le liquide qui coulait dans notre verre était doré et déposait sur son passage un léger halle de buée. Mans nous dit que ce devait être comme ça qu'il fallait le déguster. Aussi, vu  le regard de ce dernier, nous avons obtempéré (même si au fonds de nous le mot qui revenait était "sacrilège !!). 

 

D'ailleurs sans trop le faire comprendre à notre hôte le passage à la glace de ce whisky s'avérait sans aucun intérêt au niveau de l'odorat. Il avait même tendance à masquer et faire disparaitre tous les arômes. Il ne subsiste qu une vague odeur de souffre qui à mon avis venait de l'époque où la distillerie faisait sécher son orge à la flamme de dragon Viserion (récupéré par les marcheurs blancs à Daenerys faut suivre -ndlr). En bouche, ce whisky vous glace le sang mais les principaux aromes sont eux aussi estompés. Ne reste que des notes de fumée légère et un fonds de vanille. En tout cas il n'en reste pas grand chose une fois avalé. 

 

Aussi, je me tourne vers Mans et lui demande s'il serait possible de goutter la bouteille sur le fût. En ronchonnant il accepte néanmoins et m'en verse un bonne rasade (comme il est de coutume chez les sauvageons dans le territoires du nord). 

 

A température l'histoire de ce blend issu du subtile mélange entre les distillats de Cardhu (de la maison Targaryen) et de Clynelish n est plus la même. 

 

Au nez les odeurs souffrées de la version glacée s' effacent pour laisser place à des arômes prononcés  de cannelle (et nous réconcilie avec ce que l'on attend d un whisky -mais on ne le dira pas à Mans!). Quand le nez fait un deuxième passage dans le verre il est envahi d'une douce odeur de raisins secs et de vanille.  Ce n' est qu'en fin que l'on découvre quelques notes de fumées très légères mais également d alcool un peu marqué malgré ses "légers"41,7 °. 

 

Une fois en bouche, la texture est agréable avec un goût de cannelle mais aussi de vanille caramélisée. On pouvait également avoir quelques sensations de fruits rouge (comme avec un sherry mais très léger). Mans nous dit relever une légère note de tourbé mais ce n' était pas la plus marquée. 

 

La finale de ce whisky n'était pas très longue mais elle laissait des goûts d'épices et de vanille en bouche.

 

Au final il s agissait d une belle réalisation (avec un beau packaging) mais ce n' était pas le plus grand Johnnie Walker que j' avais eu l occasion de goûter même s'il était agréable. 

 

Notre dégustation arrivait à son terme et nous avons pris congé de notre hôte souriant pour repartir vers le sud. En sortant du warehouse, il y avait un miroir dans laquelle je me suis regardé pour vérifier le bon positionnement de mes vêtements chauds.

 

Ma stupeur fut immense quand je me rendis compte que mes yeux étaient devenus bleus et brillaient dans la pénombre....

 

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