JAMESON CASKMATE STOUT VS IPA

 

En 2017, le maitre distillateur de JAMESON a été pris d’une subite envie de découverte et a lancé la gamme CASKMATE. Bien qu'une grande dame produisant un trés bon whiskey irlandais, la marque avait tendance à rester sur ses lauriers et se montrait jusqu'àlors peu enclin à faire des expérience.

 

 

 

 

Le principe choisi alors a été basé sur l’échange des saveurs : fournir des fûts de whiskey JAMESON à un brasseur artisanal de Cork (FRANCISCAN WELL) pour que celui-ci y fasse séjourner de la bière (et faire une gamme de bière estampillée JAMESON au passage), puis les récupérer et voir ce que l’impact du houblon donnait sur le whiskey.

 

 En tout bon irlandais qui se respecte les premiers essais ont été réalisés sur une base de stout ! Le résultat semblant être assez probant (nous allons voir ça), la gamme vient d’être élargie à une version IPA (estampillée Irlande Pale Ale pour l'occasion). C’est ces deux versions que nous allons tester aujourd’hui.

 

Nous allons commencer par le commencement la version STOUT. Comme on aurait pu s’en douter, le séjour en fût de stout a assombri le distillat. De fait, il arbore une couleur plus ambrée qu’à l’habitude.

 

Au nez, ce séjour a transformé les habituels arômes d’agrumes en fruits du verger ce qui lui donne une rondeur assez agréable et annonce un whiskey peut-être plus sucré qu’à l’habitude. Sans atteindre les odeurs de torréfaction connues de la bière stout, cette finition semble néanmoins apporter des odeurs d’épices et même de chocolat léger.

 

En bouche, ce whiskey confirme les arômes de fruits sucrés et, s'vère peut-être un peu plus moelleux qu’un JAMESON habituel. La finition stout apporte une certaine rondeur au liquide mais laisse une petite amertume en bouche (un mélange cacao houblon).

 

Une fois avalée, la gorgée laisse en bouche des ressentis de caramel que l’on n’a pas dans une version normale de JAMESON.

 

Comme souvent avec une dégustation l’esprit vagabonde à la vue de l’annonce de l’étiquette. Si le mot stout met ne tête des idées de torréfaction, les initiales IPA y mettent une annonce plus citronnée et amère. Qu’en est-il pour le whiskey ayant séjourné dans ces fûts.

 

Coté couleur, l’influence du fût est un peu moins marquée que dans la version stout. Le whiskey, version IPA, a une couleur qui reste assez proche de celle d’un JAMESON Classique.

 

Au nez, et à l’inverse de la version stout, l’impact du fût va venir accroitre les aromes habituels du whiskey JAMESON. Les agrumes sont amplifiés, et arrivent avec plus d’amertume. Des notes herbacées font même leurs apparitions. Pour autant les arômes JAMESON sont toujours là et on se rapproche plus de la version normale. Si on plonge le nez successivement dans la version « normale » et IPA on y découvrira un peu plus de fraîcheurs mais une odeur assez proche.

 

En bouche en revanche la différence avec le JAMESON « normal » est plus marqué. Comme on pouvait s’y attendre, le passage en fût IPA a amplifié clairement le gout d’agrumes avec même des notes de houblon. A l’instar de la bouteille, le ressenti est plus vert mais conserve une pointe sucrée !

 La note finale qui reste en bouche pointe même vers des épices.

Ces deux versions sont assez différentes. Si on aime la rondeur et veut un whisky charnu on ira vers le stout et si on veut plus de fraicheur on ira vers l’IPA. En revanche, dans les deux cas l’impact du vieillissement en fût de bière est marqué et change sensiblement le goût du whiskey JAMESON.

 

Cette expérience comparative se doit d’ailleurs d’être poursuivi à l’Irlandaise en « boilermaker » : posez-vous au bar d’un pub, commander une STOUT ou une IPA et prenez le caskmate qui va avec ! la dégustation n’en sera que plus exacerbée et le moment agréable.