UBERACH CASK BLEU Single Malt Collection 59,8°

 

Aujourd’hui nous allons rester en France et allons faire un tour au pays des cigognes en Alsace. Direction la distillerie artisanale de Jean Metzger et pour goûter whisky Uberach.

 

Personnellement j’étais resté sur un whisky alsacien au goût trop prononcé d’eau de vie et n’étais jamais vraiment revenu faire un tour vers les whiskies de l’Est (du Bas Rhin en l’occurrence). Et bien il aura fallu l’audace d’un restaurateur (de l’Auberge du Cheval Blanc à Pontoise pour ne pas le nommer) pour m’y faire revenir.

 

Grand bien lui a pris de me faire goûter ce single malt UBERACH de la distillerie BERTRAND et de me réconcilier (facile quand on me parle de whisky faut dire) avec les whiskies alsaciens. Et je dirai même qu’elle belle idée de faire du Français avec notamment  une finition en fût de vin de vallée du Rhône (Rasteau).

 

La finition lui donne une belle couleur ambrée.

 

Lorsque l’on plonge le nez dans le verre une première fois on est surpris par la note pâtissière, mais à l’ancienne. On a l’impression que le gâteau à la poire et au caramel auquel il fait penser, avait été confectionné et cuit au feu de bois avec les aromes boisés qui se mélangent. Il faut quand même laisser un peu d’air au nez, car liquide titre quand même près de 60 ° (brut de fût). Quand il replonge dans le verre, le nez découvre ensuite des notes très fleuries et fraîches (comme une signature Alsace) qui se rajoutent aux notes boisées  toujours présentes. Il n’a rien à envier à certains Macallan. Enfin lorsque l’on plonge une troisième fois le nez dans le verre on peut être surpris par un fonds d’arôme marin (surement un jour ou les embruns avaient soufflés jusque dans le Bas Rhin !

 

Le décor est posé, il va falloir y goûter maintenant.

 

En bouche on retrouve bien entendu la puissance du liquide mais également l’apport somme toute assez complexe du fût de vin rouge. Des notes fruitées et même poivrées apportées par le bois du fût de vin. En le gardant un peu en bouche ce sont les notes salines qui gagnent et l’emporte sur les arômes boisés.

 

En revanche c’est l’inverse qui se passe sur la longueur en bouche puisque là les notes salines s’effacent assez rapidement pour laisser place à celles boisées qui elle restent assez longtemps en bouche.

 

On peut dire clairement que ce whisky, certes artisanal et rare (single cask tiré à peine plus de 350 bouteilles) est une belle expérience que je vous recommande.