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MONKEY SHOULDER VS SMOKEY MONKEY

 

Bon alors vous êtes plutôt singe des montagnes du Speyside ou singes des tourbières ?

 

Mais qui sont ces deux singes ?

 

Ok on va plus parler ici du roi des cocktails que du roi de la forêt ! Mais il le fallait, je trouve depuis tout ce temps à parler des singles malt.

 

Et vous allez dire, il vient d’enchainer 2 blends de suite (Dewar’s double double et Johnnie Waker Celebratory Blend) alors que les Whisky Feist battent leur plein (en virtuel malheureusement). Aussi, comme on ne dit jamais 2 sans 3, je vais continuer et vous parler du MONKEY SHOULDER !

 

Pour ce qui est de la petite histoire du nom MONKEY SHOULDER (épaule de singe en français dans le texte), je ne vais peut-être pas faire l’affront à des connaisseurs comme vous de vous raconter d’où il vient. Mais au cas où, on rappelle juste qu’il a été choisi pour rendre hommage aux ouvriers des distilleries qui souffraient souvent de rhumatisme à force de répéter des gestes comme remuer l'orge à l'aide d'une pelle dans les aires de maltage.

 

Mais attention, il y en aura pour tout le monde puisqu’on va goûter ici le MONKEY SHOULDER BATCH 27 (l’ami sûre de toutes les soirées bien organisées) et le SMOKEY MONKEY BATCH 9.

 

 

Le mystère étant assez large on va aujourd’hui se contenter de les déguster et de voir le vote !

 

La seule chose que je sais c’est que les deux sont à la hauteur (mais ça ne vous avance pas trop) !

 

Non en fait ces deux MONKEY SHOULDER ne font pas mal au dos. Ils restent tous les deux des Speyside Blended Malt, en totalité pour le batch 27 (3 singles malt du Speyside) et en grande partie pour le batch 9 (qui lui est composé de 2 single malt du Speyside et 1 très tourbé des highlands). Donc ils vont être fruités et en plus tourbés pour le batch 9 !

  

Cherchons d’abord dans la liste des distilleries de chez William Grant et Sons distillers Ltd (par qui il est produit) qui peut entrer dans sa composition ! du côté du Speyside (de Dufftown pour être précis), nous avons le grand cerf Glenfiddich, la magnifique The Balvenie et la jeune et prometteuse Kininvie. Reste à trouver qui va amener le goût fumé du Smokey !

 

Bon c’est bien beau tout ça mais avant de choisir qu’en est-il de la dégustation :

 

Commençons par le singe des montagnes du Speyside et nous continuerons par son copain fumé !

 

MONKEY SHOULDER BATCH 27

Pour ce qui est de la couleur elle est couleur or légèrement ambrée.

 

On nous annonce du fruité et de la douceur et franchement c’est le cas !

 

Quand le nez s’approche du verre de douces effluves fruitées apparaissent (prune –poire). Je vous l’annonce il sera sucré. En laissant trainer le nez dans le verre on va ensuite découvrir une pointe d’épice.

 

Au second passage on va garder notre prune et nos épices mais on va les adoucir pour faire ressortir des arômes maltés de foin et une sensation de plus en plus mielleuse.

 

Le troisième passage sera plus floral (fleurs blanches) et herbacé (eucalyptus) avec toujours une pointe d’épicez (gingembre) quand on le laisse trainer plus longtemps dans le verre.

 

Quand il entre en bouche c'est avec la douceur d'un gâteau à la vanille. Néanmoins assez rapidement une volée d'épices fait son entrée. Ces derniers vont d'ailleurs rester très présents sur la langue apportant de la fraicheur. On distingue ensuite une très fine pointe d’âpreté et surtout le goût de d’orge. Globalement la sensation est celle d'une pâtissière épaisse et sucrée sur laquelle on a glissé quelques épices.

 

La finale, longue fleur retour des épices et une sensation pâtissière en bouche. Plus tard on va retrouver la sensation plus âpres de whisky jeune.

 

 

Globalement ce whisky est assez équilibré et bien marqué par les épices. Le nez est équilibré et parfumé et la bouche suave. D’un autre coté attend-on autre chose d’un blend ?

 

SMOKEY MONKEY BATCH 9

Contrairement à ce qu’on pourrait croire en voyant la bouteille, la couleur du SMOKEY MONKEY est assez proche de celle du BATCH 27 : une robe or tendant vers l’ambré.

 

Mais le comparatif va s’arrêter là car le compère des tourbières est un peu plus velu (certainement un problème d’humidité dans les marécages !).

 

On nous annonce un whisky destiné aux cocktails dans lesquels on veut apporter un « peps tourbé » ! Parole de PEATDREAM on est pas déçu ! De la tourbe on en veut et on en a ! Mais attention nous ne sommes là face à un single malt tourbé mais bien sur un blend aux arômes tourbés. La tourbe est un rajout (très heureux je trouve) à la douceur de l’original.

 

Qu’en est-il ?

 

Le nez ne se trompe pas dès qu’il entre dans le verre il sent le feu de cheminée, comme si on était en train de bruler une buche en chêne et qu’on attisait le tout avec un pain de tourbe. La fumée va ici être chaude et épaisse et sucrée. Comme pour son prédécesseur, elle va s’accompagner d’épices (devenus chauds du fait de ce feu).

 

Au second passage toujours entouré de la douce odeur de fumée on va découvrir l’odeur de l’orge fraiche accompagnée d’épices et d’une pointe de vanille.

 

Le troisième passage sera plus sur le signe de agrumes orangées et toujours du piquant des épices comme les clous de girofle ou la canelle.

 

Quoiqu’il en soit, il s’appelle Smokey et ce n’est pas pour rien car la fumée est omniprésente. Normal quand on sait que l’objectif est d’en apporter à des cocktails.

 

Deux expériences pour valider la présence de tourbe (si besoin est !). La première est habituelle pusiqu’elle consiste à glisser une goutte du distillat dans la main. On va alors dégager le côté feu de cheminée et de pneu. La seconde nécessite un shaker. Faites votre cocktail préféré à base de whisky. Après avoir bien shaker votre cocktail, il va parer le haut de votre verre d’une mousse au doux arômes fumés !

 

 Très sucré et doux en entrant en bouche mais les épices arrivent assez vite. Comme dans le BATCH 27, ils viennent se caller sur la langue pour ne plus la quitter et y lancent leurs banderilles. Ce whisky est moelleux et se pare d’une tourbe sucrée. Il ressemble à une pâtisserie vanillée cuite au feu de bois. On notera quand même une pointe d’aprêté sur la fin mais elle ne laissera qu’un bref souvenir, et la degustation va se terminer sur la douceur chaude de la tourbe.

 

La finale est moins longue de celle du Batch 27 avec des notes de réglisse et d’anis étoilée (bousinée bien entendu).

 

 

Bon pas facile de faire un choix, mais je crois que mon cœur de peat donne raison au SMOKEY MONKEY.

 

D’ailleurs selon le sondage que vous m’avez permis de réaliser sur instagram, c’est celui des tourbières qui est le plus fort avec 57 % des votes (sur environ 500 votants). Certainement plus velu que celui des montagnes !

 

Un seul vrai conseil car on est quand même pas loin d’une égalité, goutez le BATCH 27 avant le BATCH 9 car j’ai eu l’occasion d’essayer l’inverse et croyez-moi, ce n’est pas une bonne idée et j’ai même remis le liquide dans la bouteille pour revenir au SMOKEY.

 

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